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Ophelia : ouragan, tempête, chaleur et incendies

Le 15ème phénomène cyclonique de l'année sur l'Atlantique a été baptisé "Ophelia" le 9 octobre avant d'atteindre la catégorie 3 / 5 sur l'échelle de Saffir-Simpson le 14, soit un ouragan majeur, le premier observé à ce point au Nord et à l'Est de l'océan.



Ophelia a circulé au Sud des Açores les 14 et 15 et n'a perdu ses caractéristiques tropicales (coeur chaud symétrique) qu'en approchant de l'Irlande durant la nuit du 15 au 16, devenant alors progressivement une puissante tempête (coeur mixte asymétrique) plus classique sous nos latitudes.



ZAMG

Ophelia a insufflé une masse d'air remarquablement douce pour la saison sur l'Europe Occidentale (toutefois annihilée par les brises marines sur le domaine méditerranéen).



Les températures ont dépassé 40°C sur les Canaries et 35°C sur le continent en Espagne et au Portugal où des records mensuels ont été battus. Des valeurs de l'ordre de 29 / 30°C ont également été atteintes en France entre la Nouvelle Aquitaine et l'Occitanie, en-dessous des records mensuels mais battant certains records décadaires (à savoir mesurés du 11 au 20 octobre).



Les vents chauds et secs ont attisé de dramatiques incendies en Espagne et plus encore au Portugal (39 morts). Plus de 500 départs de feu ont été recensés sur la seule journée du 15 octobre.




Incendies meurtriers au Portugal - 15 / 16 octobre 2017 - Alba Sotelo (AP) via Le Monde

Outre la chaleur, Ophelia a aspiré du sable et des poussières d'Afrique du Nord.


National Observatory Athens (NOA)

Ces poussières et les panaches de fumée dégagés par les incendies ibériques ont donné au ciel une teinte très inhabituelle voire ténébreuse sur le Nord-Ouest de la France (>>, >>, >>, >>).


Ciel à Saint-Malo - 16 octobre 2017 - Guillaume Aussant

30 ans après "the great storm" (>>), la tempête Ex-Ophélia a violemment soufflé sur l'Irlande (rafale à 191 km/h mesurée au large à Fastnet Rock) en causant la mort de 3 personnes et en privant d'électricité jusqu'à 365 000 bâtiments (>>, >>, >>, >>, >>).


Tempête à Athlone (Irlande) - 16 octobre 2017 - RTE

Quelques images prises par les satellites :


16 octobre 2017 à 12 h 38 - WW


16 octobre 2017 à 12 h 38 - WW

Publié le 17 octobre 2017 @ 00:18

Incendies meurtriers en Californie

De terribles incendies ont affecté les régions viticoles de Sonoma et Napa en Californie du 8 au 15 octobre. Les vents chauds et secs se sont calmés le 16 octobre, les pompiers parvenant enfin à dompter les plus gros feux. Le bilan provisoire établi mardi 17 est particulièrement lourd : 41 morts, de nombreux disparus, 5700 bâtiments brûlés, 86 000 hectares détruits (suivi du Los Angeles Times).






Alex Lowry

N.B. - les 10 pires incendies de l'histoire des Etats-Unis (Cal Fire).




 

Publié le 17 octobre 2017 @ 00:17

30 ans après la terrible tempête des 15 & 16 octobre 1987

Parmi les plus puissantes tempêtes ayant touché la France métropolitaine en octobre, on peut citer celles du 25 octobre 1859, du 6 octobre 1961, du 4 octobre 1984 ("Hortense"), du 30 octobre 2000 ("Oratia"), du 27 octobre 2002 ("Jeannett"), du 3 octobre 2006 ("Renate") et du 28 octobre 2012. Mais la plus terrible reste à ce jour celle des 15 et 16 octobre 1987, il y a maintenant 30 ans.





Une dépression s'est très rapidement creusée en progressant vers la Bretagne le 15 (952 hPa à Quimper). Les vents soufflèrent en tempête dès le début de soirée sur la Gironde, la Charente-Maritime et les Pays de la Loire (144 km/h sur l'Ile d'Yeu et la Pointe de Chassiron). Ils atteignirent des valeurs exceptionnelles durant la nuit en Bretagne (176 km/h sur la Pointe de Penmarch, 216 km/h sur la Pointe du Raz) puis en Normandie où la station météo à la Pointe-de-la-Hague a été arrachée. L’enregistreur est arrivé en butée au sémaphore de la Pointe du Roc à Granville (soit 216 km/h) et le sodar de la station de Jobourg (176 m alt) a enregistré 242 km/h. Le Nord-Pas de Calais (166 km/h à Boulogne-sur-Mer) fut également très secoué tandis que les rafales se révélèrent moindres en Ile de France (119 km/h à Roissy) et en Picardie (119 km/h à Beauvais).



Malgré un faible coefficient de marée limitant les effets dévastateurs, le bilan fut particulièrement lourd : 15 morts, des dégâts estimés à 23 milliards de francs, 1 250 000 abonnés privés d'électricité, le quart des forêts bretonnes détruit. Plusieurs clochers d’église sont tombés dont celui de Concarneau (l’église sera fermée puis finalement détruite quelques années plus tard). Sur les bords de mer, de nombreux bateaux ont coulé ou se sont échoués.


Quimper au lendemain de la tempête - 16 octobre 1987 - Météo Villes

La Grande-Bretagne a été touchée encore plus durement que la France, par les vents violents mais aussi par des pluies diluviennes. Les Britanniques considèrent cette tempête comme la plus violente depuis celle de novembre 1703 (>>, >>).


Londres au lendemain de la tempête - 16 octobre 1987 - Daily Mail

Les dommages causés par cette tempête furent équivalents à ceux d’un ouragan, ce qui lui a valu le nom d’ouragan de 1987 par les médias français (the great storm of 1987 au Royaume-Uni).


Une de Ouest-France, au lendemain de la tempête - Météo Villes

Le fait que cette tempête fut mal prévue et que des avertissements ne furent pas émis à temps conduisit à un réexamen des pratiques de Météo-France et du Met Office. L'amélioration du réseau de stations et de bouées météorologiques ainsi que le travail sur les modèles de prévision numérique a permis, 5 ans plus tard, de prévoir la tempête "Daria" correctement.

Retrouvez cet évènement et bien d'autres sur notre chronique et notre almanach.


 

Publié le 17 octobre 2017 @ 00:13

Fin de l'été indien et retour d'un temps plus perturbé

La première moitié du mois d'Octobre se démarque par un temps globalement anticyclonique et surtout par sa douceur. Une douceur qui se transforme même en chaleur ces derniers jours (>>), notamment grâce à la présence anormale de l'ouragan Ophélia sur le proche-Atlantique faisant remonter une masse d'air particulièrement chaude en provenance d'Afrique du Nord (>>).


La remontée de cette ouragan sur les Iles Britanniques devrait tout de même faire basculer la situation. En effet, dès ce mercredi, la dorsale anticyclonique encore présente sur notre pays devrait être véritablement balayée, laissant la place à un courant océanique particulièrement perturbé. Le début d'une période agitée avec une succession de creusement dépressionnaires près de la France, occasionnant le passage de plusieurs perturbations actives.



Situation générale prévue du mercredi 18 au dimanche 22 octobre - WXCharts


Des perturbations particulièrement venteuses qui se profilent pour la semaine à venir. Bien que la chronologie soit encore très incertaine, la probabilité d'observer au moins un coup de vent sur la moitié Nord du pays se montre de plus en plus importante. Les littoraux du Nord-Ouest (Bretagne, Manche) seraient plus majoritairement concernés.



Prévision des rafales de vent du mercredi 18 au dimanche 22 octobre - WXCharts


Les précipitations ne seront pas en reste puisque c'est la totalité du pays qui devrait être traversée par ces multiples perturbations. Des pluies bénéfiques en cette période encore marquée par la sécheresse. La neige pourrait même faire son retour à terme en fin de semaine sur les Alpes.



Accumulation des précipitations jusqu'au dimanche 22 octobre - Modèle GFS / Meteociel


Des pluies qui concerneront même le Languedoc, soumise à une sécheresse record. Alors que la saison humide a pourtant officiellement débutée début septembre, le tout premier épisode cévenol de la saison devrait véritablement se produire entre mercredi et jeudi. Malgré l'incertitude, cet épisode resterait relativement modéré.



Accumulation des précipitations jusqu'en matinée du jeudi 19 octobre - Modèle Arpège / Météociel


Publié le 17 octobre 2017 @ 00:13

Des arrêtés sécheresse sur la moitié de la France

La première quinzaine d'octobre s'est révélée généralement sèche par rapport à la normale sur l'Europe Occidentale et le domaine méditerranéen, dont la France.



Sur les 12 derniers mois, à quelques exceptions près liées à des pluies orageuses brusques et isolées, une grande partie de la France affichent des déficits pluviométriques plus ou moins marqués.




 


Ainsi, 122 arrêtés sécheresse concernent encore 52 départements (>>).



Des pluies sont attendues au cours des prochains jours, possiblement abondantes vers les Cévennes. Elles ne pourront néanmoins pas à elles seules inverser la tendance.




 

Publié le 17 octobre 2017 @ 00:13

Banquise Antarctique : un maximum annuel exceptionellement bas



Une bonne nouvelle peut en cacher une mauvaise... Malgré une fonte encore importante, l'extension minimale annuelle de la banquise Arctique (période estivale) atteinte le 13 septembre dernier s'est avérée plus satisfaisante qu'espérée initialement, très loin du record établi en 2012 (>>).


Une situation inverse de l'autre côte du Globe, au niveau des glaces de l'Antarctique. En pleine reconstitution (saison hivernale), l'extension maximale a été atteinte le 12 octobre, avec une superficie totale de 18.030 millions de km2. Une valeur bien en deçà de la moyenne observée sur la période 1981-2010 (18.594 millions), et surtout la 2e valeur historique la plus faible observée depuis le début des mesures satellitaires (1979), à seulement 67 000km2 du record de 1986 (17.963 millions de km2).




National Snow and Ice Data Center


Une valeur qui confirme la tendance entamée depuis novembre 2016 avec une glaciation bien plus limitée que ce qui avait été observé depuis le début de la décennie. Et une conséquence majeure : le décrochage d'une plaque de près de 6000km2 de glace au mois de Juillet au niveau de la péninsule Antarctique (Larsen C), créant le plus gros iceberg jamais observé.



Décrochage de l'iceberg A68 en Antarctique - image satellite visible et thermique Landsat 8 - 16 septembre 2017


Publié le 15 octobre 2017 @ 14:16

L'été indien

La période est particulièrement clémente au Sud de la France. Le Nord pâtit encore des nuages et de quelques faibles pluies en bordure du courant perturbé mais là aussi, un chaud soleil devrait finir par s'inviter en fin de semaine à l'avant d'une dépression extra-tropicale (>>).



Ainsi parle-t-on déjà d'été indien, un terme popularisé par le succès de Joe Dassin en 1975 même si la chanson évoque à juste titre un "automne où il faisait beau, une saison qui n'existe que dans le Nord de l'Amérique".



En effet, ce terme (plus précisément "l'été des indiens") devrait en théorie ne s'appliquer qu'à l'Amérique du Nord et plus précisément au Québec et à la Nouvelle-Angleterre. Il décrit une période de redoux entre mi-septembre et mi-novembre (températures supérieures d'au moins 5 °C aux normales de saison) durant trois jours consécutifs sans pluie significative (moins de 5 mm). Pour obtenir son label, cette anomalie doit impérativement survenir après les premières gelées.


Météomédia

Il est généralement admis que l'expression tire son origine du fait que les Amérindiens profitaient de cette période pour terminer leurs récoltes, faire leurs provisions et préparer leurs quartiers d'hiver. Comme ils chassaient jusqu'à l'apparition des grands froids, l'arrivée d'une période clémente durant l'automne leur assurait un ravitaillement supplémentaire. Une autre légende veut que ce soit une période dont profitaient les Amérindiens nomades pour quitter les campements d’été vers les campements d’hiver (>>).


 

Publié le 13 octobre 2017 @ 00:52

Production viticole française en baisse à cause de la météo

La production viticole française a baissé de -19% en 2017 par rapport à 2016, un net recul expliqué en grande partie par des conditions climatiques défavorables selon les estimations du service statistique du Ministère de l'Agriculture. Outre quelques orages de grêle cet été, un gel sévère avait touché la plupart des bassins viticoles en avril dernier, à un stade sensible de la vigne.



Un première période critique s'était produite du 19 au 21 avril. Il avait gelé sur plus de la moitié de la France le 20 avec des valeurs s'abaissant en-dessous de -5°C et même localement jusqu'à -8 / -9°C vers la Marne et la Haute-Marne. Un second pic s'était produit du 26 au 28, un peu moindre de manière générale mais touchant particulièrement le Sud-Ouest de la France avec localement en-dessous de -3°C entre Gironde et Dordogne. 








 

Publié le 11 octobre 2017 @ 00:49

Premières gelées sous abri de l'automne observées ce week-end

Les premières gelées en plaine et sous abri de l'automne ont été observées samedi 7 octobre (en se limitant aux relevés du réseau des principales stations météo métropolitaines) : -0,9°C à Romorantin (41), -0,6°C à Aurillac (15) et -0,3°C à Nevers (58).



En considérant ce même réseau de stations météo, les premières gelées sous abri s'étaient produites le 3 octobre en 2016, le 1er octobre en 2015, le 6 novembre en 2014, le 31 octobre en 2013 mais dès le 20 septembre en 2012. Par le passé, il avait isolément gelé dès le 6 septembre 1993 à Charleville-Mézières et sur de nombreuses régions de France dès les 11 et 12 septembre 1972.


Pare-brise gelé dans la Somme - 3 octobre 2016 - Gary

La climatologie nous apprend qu'il a déjà gelé sur la majeure partie de la France en octobre, y compris à Marseille-Marignane (-2,2°C le 31 octobre 1941), Brest (-1,5°C le 28 octobre 2003), Montpellier (-0,7°C le 23 octobre 1974) et Biarritz (-0,6°C le 25 octobre 2003). De fortes gelées ont même été observées à Clermont-Ferrand Aulnat (-9,2°C le 29 octobre 1997) et Nevers (-8,9°C le 30 octobre 1955) notamment. 



Ces premières gelées de l'automne 2017 n'auront néanmoins pas de lendemain au vu de la masse d'air très douce voire chaude attendue ces prochains jours.


Ecart à la normale des températures de la masse d'air selon le modèle GFS - WXCharts


 

Publié le 11 octobre 2017 @ 00:49

Climatologie et météorologie à la fête de la science 2017

La fête de la science 2017 se déroule du 7 au 15 octobre. De nombreuses manifestations ont pour thème la météorologie et la climatologie. Un moteur de recherche du site officiel permet de trouver celles qui se dérouleront près de chez vous (>>). 



Branche de la physique, science incontestable de la Terre, la météorologie n’en demeure pas moins une discipline périlleuse. Prévoir ce qui change, ordonner le chaos, résoudre des équations incalculables : c’est tout l’art du météorologue. Depuis quelques années, il doit néanmoins composer avec un public de plus en plus exigeant, qui lui demande des prévisions météo très précises, mais reste infiniment sceptique. Face à cela, le météorologue doit constamment trouver un juste équilibre: parler de ce dont il est sûr, et s’arrêter, au risque de paraître imprécis, quand naît l’incertitude. Ajoutez encore l’obligation d’annoncer, autant que faire se peut, les événements extrêmes liés à la météo, sans pour autant alarmer la population au moindre coup de vent… C’est la crédibilité de la profession qui est continuellement en jeu.
Le météorologue peut toutefois compter sur les évolutions scientifiques. En une cinquantaine d’années, l’informatique et l’avènement des satellites lui ont permis d’avancer à pas de géant. Mais aujourd’hui, il reste encore des zones d’ombre, des méconnaissances du fonctionnement du système atmosphérique, des obstacles théoriques, des lacunes logistiques pour que le calcul des prévisions soit exact. Dans les laboratoires du monde entier autant que sur le terrain, la recherche scientifique s'applique à ce que la discipline tende vers la perfection.


 

Publié le 11 octobre 2017 @ 00:48
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